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GIGN : rencontre avec un ancien gendarme GIGN

GIGN : rencontre avec un ancien gendarme du GI

Dans "GIGN : confessions d’un OPS", Philippe B. raconte le quotidien de ses quinze années passées groupe d'intervention de la Gendarmerie Nationale.

Venez rencontrer cet ancien gendarme du GIGN pour une dédicace d'exception le samedi 9 mars 2019, dans votre magasin Welkit Montrouge. De 13h30 à 17h30, au 4 rue Louis Lejeune 92120 Montrouge.

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Philippe B. n’aurait jamais dû se trouver à la place qui fut si souvent la sienne durant ces quinze dernières années : en tête d’une colonne d’assaut du GIGN !

Découvrez son histoire

GIGN : l’unité d’élite française la plus connue dans le monde !

Le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie Nationale), créé le 1er mars 1974, est un groupe d’élite spécialisé dans plusieurs domaines : la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, la libération d’otages, la surveillance, la négociation, la protection rapprochée et tous autres situations extrêmes, que ce soit sur le territoire français ou en dehors. Si la date de création peut paraître courte au regard de l’ancienneté des unités militaires traditionnelles, elle est parmi les plus longues lorsque l’on évoque les unités spécialisées dans le contre-terrorisme.

La sélection d’entrée est très rigoureuse, éprouvante et les entraînements sont très poussés : la moyenne de rejet des candidats est de 95% (pour la force d’intervention) à l’issu des séries de tests. Il est d’ailleurs utile de noter que le taux de décès aux entraînements est supérieur que celui en mission, preuve que les gendarmes du GIGN sont entraînés à répondre aux crises les plus difficiles. Leur entrainement est poussé au maximum, dans le but de coller au mieux aux réalités du terrain mais aussi de pouvoir anticiper les futures menaces.

Si tout le monde connait, tout du moins en France, les missions les plus médiatiques du GIGN (la prise d’otage du vol Air France 8969 de Marignane, la libération des otages de Djibouti…), vu de l’étranger, le GIGN est unanimement reconnu comme l’un des forces spéciales les plus efficaces, compétentes et expérimentés, sur la planète en matière de contre-terrorisme. Cependant, il est intéressant de noter que, contrairement à certaines unités de forces spéciales étrangères, le GIGN à un respect total et ultime de la vie : la vocation de ses membres est avant tout de préserver les vies humaines et d’utiliser la force létale en dernier recours.

Avec l’apparition d’un nouveau genre de terrorisme, et des individus n’hésitant plus à aller à la confrontation directe, le GIGN a dû s’adapter pour contrer cette « militarisation » du terrorisme et est même passée leader en la matière en Europe. L’unité est d’ailleurs consultée régulièrement pour dispenser des formations aussi bien techniques que tactiques sur l'utilisation de nouveaux armements ou équipements tels que la configuration d'un gilet tactique ou d'un holster par exemple.

En effet, le GIGN fait partie, et parle au nom de la France, lors des réunions du WGITS (Working Group on International Technical Support), un consortium de multiples unités d’interventions dans le monde. Ce groupe comprend à ce jour pas moins de 14 pays : les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, la Suède, le Danemark, la Norvège, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, Israël, l’Afrique du Sud et bien évidemment, la France.

Mais le rayon d’action du GIGN ne se limite pas à la France. Les membres du GIGN sont des militaires et interviennent partout dans le monde. Le groupe participe fréquemment, et discrètement, à diverses opérations extérieures, dans le cadre de missions de protection d’ambassade, ou de personnalités. Malheureusement pour notre curiosité et heureusement pour notre sécurité, ces missions sont très secrètes et rarement dévoilé au grand public. Par exemple, certains opérateurs ont été déployés dans le but d’effectuer quelques actions directement en Lybie, Irak, Côte-d’Ivoire et surtout en Afghanistan où ils ont accompli plusieurs missions dans la vallée de la Kapisa, ainsi que dans la province du Wardak. Le GIGN a d’ailleurs reçu la médaille de la Croix Militaire pour ses actions. Ces missions n’ont été officiellement reconnues que très récemment, alors qu’elles ont eu lieu aux alentours des années 2010…

Le dernier déploiement connu a eu lieu en novembre 2015 où une quarantaine de membres du GIGN quittaient Paris pour le Mali, s’ajoutant au détachement des forces spéciales déjà en place depuis plusieurs heures lors de la prise d’otage de Bamako.

De nombreuses unités ont collaborés, ou collaborent toujours, en partenariat avec le GIGN. Que ce soit pour des formations, ou des échanges d’informations ou de procédure. Par exemple, au début des années 1980, le GIGN a travaillé, et même formé, plusieurs opérateurs de la Delta Force Américaine (1er SFOD-Delta). On peut aussi noter diverses associations avec le DEVGRU (Navy SEALs, USA), le FBI HRT, le GROM (PL), le GEK Cobra (AU), l’ESI (BEL), le GSG-9 (ALL), le GIS (IT), le GEK (AU), le SAS (UK)…et probablement d’autres qui n’ont pas été révélés au grand public.

A ce sujet, Thierry P., un ancien membre du Groupe qui a participé à l’assaut de Marignane, a reçu officiellement le brevet des Navy SEALs en signe de reconnaissance pour son action lors de cette mission.

Cette reconnaissance mondiale est même perçue dans la culture populaire où le GIGN apparaît très souvent, que ce soit dans les films ou même les jeux vidéos lorsqu’il s’agit de citer une unité française moderne. Le film L’Assaut, sorti en 2011, retrace les événements de la prise d’otages de Marignane. Sorti la même année, le film L’Ordre et la Morale, de Matthieu Kassovitz, met en scène les agents du GIGN lors de la prise d’otages d’Ouvéa. On parle même brièvement du Groupe dans le film The Island, de Michael Bay, car le mercenaire chargé de ramener les deux héros du film est un ancien du GIGN, recruté pour ses compétences militaires spéciales.

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